Je viens de terminer une petite série de 6 cartes de circonstances pour Claire-vision, dans des couleurs vives. Je vous en montre deux, histoire de donner un petit aperçu en attendant de vous montrer la collection complète.
samedi 27 mars 2010
dimanche 21 mars 2010
Dans les bras du fleuve
Eh bien, je vous annonce la parution de mon prochain album, en mai 2010 :
Dans les bras du fleuve, aux éditions Gecko.
C'est tout bientôt, j'ai encore du mal à m'en rendre compte !
Et puis, j'ai appris qu'il était déjà annoncé, alors, il fallait bien que je mette un petit mot ici...
J'ai refait ma bannière pour l'occasion...
Dans les bras du fleuve, aux éditions Gecko.
C'est tout bientôt, j'ai encore du mal à m'en rendre compte !
Et puis, j'ai appris qu'il était déjà annoncé, alors, il fallait bien que je mette un petit mot ici...
J'ai refait ma bannière pour l'occasion...
dimanche 14 mars 2010
Les papiers d’Ousmane
Voilà les dernières planches avant l'envoi du projet aux éditeurs.
Un essai de couverture et une dernière planche pour accompagner un nouvel extrait du texte de Séverine.
Merci à tous pour votre soutien, vos messages ont été plus que motivants et encourageants !
Un essai de couverture et une dernière planche pour accompagner un nouvel extrait du texte de Séverine.
Merci à tous pour votre soutien, vos messages ont été plus que motivants et encourageants !
"Il nous a dit qu'il a peur de se faire arrêter, dans la rue, dans le métro. Il a dit que c’est pénible, que ça lui donne l’impression d’avoir fait quelque chose de mal.
Il a dit que tous les jours, il a peur plusieurs fois et qu’il se met à courir, parfois pour rien.
Et moi, Ousmane, je voudrais courir avec lui ! Moins vite, derrière, à la traîne, parce que j’ai des petites jambes, mais quand-même.
Ce soir-là, je suis rentré, triste, en faisant glisser mes mains sur les murs."
jeudi 4 mars 2010
mardi 2 mars 2010
En attendant
dimanche 21 février 2010
Le monsieur qui fait le ménage dans ma classe...
Il y a quelques semaines, Séverine Vidal me proposait un texte pour un projet d'album : le thème est celui des sans-papiers vu à travers la relation particulière qui se noue entre un petit garçon, Pierrot, et Ousmane, "le monsieur qui fait le ménage à l'école".
Je dois dire que j'ai été très touchée par sa proposition : elle a une écriture belle et simple, de cette simplicité qui donne aux mots la justesse de ton d'un enfant, qui rend palpable les émotions, la naïveté, la capacité d'émerveillement de l'enfance.
Voici le début du texte et une première illustration :
"Un jour, dans les couloirs de mon école, j’ai rencontré Ousmane.
Ça me paraît loin, parce qu’il s’est passé beaucoup de choses depuis.
Au tout début de la première seconde de la première minute de notre rencontre, c’était juste « le monsieur avec le balai qui fait le ménage dans ma classe. »
Après l’école, ceux qui restent à l’étude prennent leur goûter dans la cour.
Ousmane faisait souvent sa pause à ce moment-là. Moi, assis sous le seul arbre de la cour, je le regardais.
Comme je le regardais beaucoup, il m’a fait un grand sourire. Un sourire brûlant.
On a commencé à se parler doucement.
Un peu chaque soir, Ousmane et moi, on s’est raconté nos vies, ma toute petite et sa grande histoire à lui.
Son long voyage jusqu’à la France, toutes les routes qu’il a prises.
Il disait sa terre, sa famille perdue, la guerre qu’il a fuie.
Ousmane pleurait un peu parfois, je voyais quand même son sourire sous les larmes.
Lui qui disait toujours : « On n'a qu'une vie, Pierrot ! » … en l’écoutant, moi, j’en vivais mille ! "
Je dois dire que j'ai été très touchée par sa proposition : elle a une écriture belle et simple, de cette simplicité qui donne aux mots la justesse de ton d'un enfant, qui rend palpable les émotions, la naïveté, la capacité d'émerveillement de l'enfance.
Voici le début du texte et une première illustration :
"Un jour, dans les couloirs de mon école, j’ai rencontré Ousmane.
Ça me paraît loin, parce qu’il s’est passé beaucoup de choses depuis.
Au tout début de la première seconde de la première minute de notre rencontre, c’était juste « le monsieur avec le balai qui fait le ménage dans ma classe. »
Après l’école, ceux qui restent à l’étude prennent leur goûter dans la cour.
Ousmane faisait souvent sa pause à ce moment-là. Moi, assis sous le seul arbre de la cour, je le regardais.
Comme je le regardais beaucoup, il m’a fait un grand sourire. Un sourire brûlant.
On a commencé à se parler doucement.
Un peu chaque soir, Ousmane et moi, on s’est raconté nos vies, ma toute petite et sa grande histoire à lui.
Son long voyage jusqu’à la France, toutes les routes qu’il a prises.
Il disait sa terre, sa famille perdue, la guerre qu’il a fuie.
Ousmane pleurait un peu parfois, je voyais quand même son sourire sous les larmes.
Lui qui disait toujours : « On n'a qu'une vie, Pierrot ! » … en l’écoutant, moi, j’en vivais mille ! "
vendredi 12 février 2010
vendredi 5 février 2010
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