Si vous passez par Niort, arrêtez-vous aux Mots vagabonds, vous pourrez repartir avec un marque-page et voir au passage l'original de l'illustration...
Une jeune femme, endeuillée par cette guerre, retourne sur les lieux ; et les saisons vont imprimer leur passage à la fois sur le lieu et sur ses sentiments. Ses souvenirs et son chagrin s'estomperont peu à peu, tout comme les lignes du paysage qui, avec le temps, s'adouciront jusqu'à perdre toute trace des combats.
Ce qu'il y a aussi, c'est que le récit est construit autour de la représentation d'un relief continu : si l'on place les images les unes à la suite des autres, le relief ne s'interrompt pas, et cela permettra au lecteur de voir au fur et à mesure du livre que le relief s'affaisse et s'aplanit peu à peu. Ce projet est donc pensé dans un format "livre-accordéon".
Extraits :
PRINTEMPS
Sur elle, la pluie s’écoule. Elle s’épanche, lui emporte des mots sourds, mais chargés de sens : ils glissent à terre et forment les nombreuses lettres qu’elle n’a jamais pu envoyer. Elle les confie à la pluie et les laisse se perdre. Mots désormais inutiles…
Je reviens d'une petite semaine en région parisienne où j'ai été invité à participer à une table ronde autour de "Migrances et littératures" à l'occasion de l'université d'été de l'institut Charles Perrault.