Cela faisait longtemps que j'avais envie d'écrire un conte inspiré des contes asiatiques. Voilà, c'est fait : vous y trouverez des paysages de rivières et de bambous, des animaux qui parlent, des esprits et deux amants, Lan Yu et Mei, entre joie et désespoir...
Alors, voici un petit extrait du texte, le tout début, et un aperçu d'une image de Cécile qui illustre le personnage de Mei :
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| © illustration Cécile Arnicot |
Petite, j’ai souvent entendu les pêcheurs de mon village chanter cette chanson :
" De quelle couleur es-tu, rivière ?
Tu reflètes les herbes vertes qui te bordent,
le ciel bleu sans nuage,
mais les larmes de Lan Yu
qui se sont mêlées à ton eau
l’ont tant assombrie
que les poissons amoureux
s’y perdent."
L’air était si triste que j’en concevais un chagrin immense chaque fois que je l’entendais, sans même réellement en comprendre les paroles.
Puis un jour, j’ai su.
Cette rivière…
Bordée d’herbes folles, de hauts roseaux, de nénuphars aux pétales ivoire.
Des poissons, en abondance.
Lan Yu venait y pêcher. Mei, sa fiancée, le rejoignait souvent. En attendant les poissons, le pêcheur lui cueillait de petites fleurs d’eau pour en parer sa chevelure.
Ils s’aimaient tendrement.
Mais, peu de temps après, Lan Yu, les yeux plein de larmes, revint à la rivière.
Il déposa sur l’eau claire une barque que mille fleurs ornaient.
Le corps de sa bien-aimée s’y trouvait. Une fièvre violente l’avait emportée.
Lan Yu pleura pendant trois jours et trois nuits, et lorsqu’il se décida enfin à laisser l’embarcation funéraire se perdre dans les eaux, l’éloignant à jamais de sa fiancée, ses larmes coulaient encore. Elles se mêlèrent à l’eau de la rivière.
" De quelle couleur es-tu, rivière ?
Tu reflètes les herbes vertes qui te bordent,
le ciel bleu sans nuage,
mais les larmes de Lan Yu
qui se sont mêlées à ton eau
l’ont tant assombrie
que les poissons amoureux
s’y perdent."
L’air était si triste que j’en concevais un chagrin immense chaque fois que je l’entendais, sans même réellement en comprendre les paroles.
Puis un jour, j’ai su.
Cette rivière…
Bordée d’herbes folles, de hauts roseaux, de nénuphars aux pétales ivoire.
Des poissons, en abondance.
Lan Yu venait y pêcher. Mei, sa fiancée, le rejoignait souvent. En attendant les poissons, le pêcheur lui cueillait de petites fleurs d’eau pour en parer sa chevelure.
Ils s’aimaient tendrement.
Mais, peu de temps après, Lan Yu, les yeux plein de larmes, revint à la rivière.
Il déposa sur l’eau claire une barque que mille fleurs ornaient.
Le corps de sa bien-aimée s’y trouvait. Une fièvre violente l’avait emportée.
Lan Yu pleura pendant trois jours et trois nuits, et lorsqu’il se décida enfin à laisser l’embarcation funéraire se perdre dans les eaux, l’éloignant à jamais de sa fiancée, ses larmes coulaient encore. Elles se mêlèrent à l’eau de la rivière.

Comme c'est beau et très émouvant! J'ai hâte d'en savoir plus!
RépondreSupprimerJe prends toujours beaucoup de plaisir à lire tes textes!
RépondreSupprimerC'est très joli !
RépondreSupprimerhuuuuuuuumm !! c'est un très joli début. Je me sens vraiment portée par le rythme de ton écriture!!
RépondreSupprimerUn magnifique projet qui se profile...
RépondreSupprimerMerci ! Et ce n'est qu'un début ! (rire !)
RépondreSupprimerBelle écriture!
RépondreSupprimerC'est magnifique! Quelle beauté du texte!
RépondreSupprimerMerci Katou !
RépondreSupprimerMerci Baptistine ! :-)